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Les relations entre les journalistes et les attachés de presse

Je trouve cela très éxagéré d’employer le terme harcèlement. Même si certains attachés de presse et agences RP sont enclins à la relance à outrance, je pense qu’il faut quand même rester mesuré. Nous sommes là avant tout pour proposer des informations et contenus à valeur ajoutée aux médias.

Cela confirme également que le sur mesure dans les relations presse ne pourra qu’améliorer les relations entre les attachés de presse et les journalistes. Ainsi, décliner un communiqué de presse de 3 ou 4 façons différentes afin de s’adapter à la ligne éditoriale de certaines rédactions ne peut être que bénéfique. Un appel en amont auprès de quelques journalistes ciblés peut permettre aussi au communiqué d’être plus vite pris en compte par le destinataire et ainsi éviter que l’attaché de presse ait à relancer 2 ou 3 fois derrière pour convaincre le journaliste d’interviewer son client. Tout le monde est gagnant, le journaliste et l’attaché de presse perdent moins de temps au téléphone.

 

Vu sur www.strategies.fr :

Journalistes et relations presse, l’éternelle tension

14/03/2013 –

20% des journalistes français stressés par le harcèlement des attachés de presse

 

Comment les journalistes trouvent-ils leurs sujets? Quels types de source utilisent-ils pour enquêter et chercher des informations pour leurs articles? Quels sont leurs plus gros facteurs de stress pendant leur journée de travail? Et comment vivent-ils leur relation avec les attachés de presse? Au cours du mois de janvier 2013, l’agence anglaise de relations publics 10 Yetis a interrogé sur ces thèmes  plus de 2600 journalistes à travers la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et l’Allemagne. En France, ont participé à ce sondage, les journalistes des médias suivants: Lesechos.fr, Le Parisien, Le Figaro, 20 Minutes, Metro, Le Nouvel Observateur, Elle, Cosmopolitan.fr et Relax News.

 

Wikipedia à la rescousse

Concernant les sources d’information, la recherche personnelle domine (un tiers des réponses) suivie de l’utilisation des communiqués de presse (environ 30% des réponses) et des contacts personnels – d’ailleurs davantage pratiqués aux Etats-Unis (34%) qu’en France (24%).  Globalement, les médias sociaux sont peu utilisés (13% en France et 17% au Royaume-Uni, pas cités aux Etats-Unis et en Allemagne). En revanche, 91% des journalistes de médias nationaux allemands, 82% des Anglais et 71% des Français déclarent utiliser Wikipedia pour faire des recherches pour leurs articles, tandis que 15% des journalistes en France, en Allemagne ainsi qu’aux Etats-Unis recourent à Facebook pour trouver des informations sur des entreprises.

 

On apprend avec ce sondage que si 69% des journalistes anglais scrutent Twitter pour trouver des idées d’articles, c’est exactement le contraire en France et en Allemagne, où 72% des journalistes français et 83% des Allemands n’utilisent pas le réseau social, se méfiant de la véracité des informations qui y circulent.

 

Des communiqués à améliorer

Quant aux motifs de stress dans leur travail quotidien, 45% des journalistes anglais et américains répondent qu’ils sont liés aux demandes des attachés de presse et des responsables SEO d’ajout de liens Internet dans leurs articles en ligne. Pour 28% des journalistes américains et 8% des journalistes français de médias nationaux, un autre facteur de stress est de  «devoir promouvoir leurs articles ainsi qu’inciter les lecteurs à commenter leurs articles». Pour les journalistes français de médias nationaux, les sources de pression quotidienne sont de trouver des sujets (43%), les contraintes de bouclage (23%), la masse de travail (14%) et  le «harcèlement» des attachés de presse (20%). «24% des journalistes allemands, 23% des Anglais et 20% des Français déclarent, en effet, que le « harcèlement » des attaché(e)s de presse est leur plus gros facteur de stress dans leur journée de travail», souligne Andy Barr, directeur de l’agence de relations publics 10 Yetis qui ne cache pas sa déception apprenant que «les Français, les Anglais ou les Américains ne voient aucune amélioration, depuis ces douze derniers mois, dans la façon dont les attaché(e)s de presse approchent les journalistes avec le bon type de sujet».  Contenus alambiqués, pauvreté de la rédaction,  fautes de grammaire et manque de détails dans les contacts sont les défauts des communiqués de presse pointés par les journalistes. A bon entendeur!

 

L’intégralité de l’enquête «The Likes, Loathes and Loves of Journalists» est disponible à l’adresse: www.10yetis.co.uk/global-journalist-research.html

 

LES NOUVEAUX DIRCOMS

Un très bon article du Nouvel Economiste à prendre comme un écho sur l’évolution des métiers de la communication et des relations médias.

http://www.lenouveleconomiste.fr/les-nouveaux-dircoms-16928/

Archaïsme, ou quand les préjugés ont la vie dure !

Je pousse un coup de gueule, une fois n’est pas coutume. Voici l’annonce dont je viens de prendre connaissance et qui me fait bondir :

« Je suis porteur – avec d’autres personnes – d’un projet de création d’une société d’édition numérique interactive qui offrira un service innovant et à ce jour inédit en France à ses
utilisateurs. Nous interviendrons dans le domaine de l’édition jeunesse (public final destinataire enfants de 2 à 9 ans). Nous sommes actuellement dans la phase de montage du projet.
Après discussion avec nos différents partenaires, il apparaît que nous devrons très probablement avoir recours aux service d’un(e) attaché(e) de presse.
Compte tenu de la nature de notre projet, nous recherchons de préférence une femme, mère de famille si possible. Nous souhaiterions aussi qu’elle soit « parisienne », les organes de presse qui nous intéressent étant plutôt sur Paris. Mais ce n’est peut être qu’un préjugé de ma part » (QUEL PREJUGE ? MAIS NON, ABSOLUMENT PAS !).
« Je souhaiterai donc m’entretenir avec vous afin d’en parler et voir si vous pourriez avoir un « coup de cœur » pour notre initiative, et en cas de réciproque, voir les modalités de votre prestation. En cas d’intérêt de votre part, vous pouvez me contacter au numéro ci-dessous ou bien me dire quand je peux vous appeler.
Dans l’attente de votre réponse,
Meilleures salutations ».

1. Est-ce-que seules les mères de famille peuvent être sensibles aux problématiques d’éducation des enfants ? Evidemment que oui, les pères s’en foutent complètement. C’est la femme qui éduque les enfants et s’en occupe pendant que le mari est au boulot. Evidemment que le bonhomme ne leur a jamais changé leur couche, donné le biberon, lu des histoires, appris à parler ou à marcher, ni choisi de vêtements, ou encore préparé à manger… ON EST PLUS AU MOYEN-AGE, BORDEL !

2. Faut-il être absolument « parisien » pour être attaché de presse et, donc, pouvoir contacter les rédactions domiciliés là-bas ? Il me semble qu’il y a d’autres villes qui ont le téléphone (pour appeler les journalistes, entre autres), Internet (pour trouver les rédactions, leurs coordonnées et les médias online), des marchands de journaux pour acheter la presse nationale (et se tenir, ainsi, au courant de ce qu’il se passe dans la capitale, mais aussi en dehors) et les transports (pour se rendre à Paris et en Province, notamment pour le travail).

Vous l’aurez compris, l’auteur de ce message, dont je ne mentionnerai pas l’identité, vit probablement dans une bulle restée figée depuis quelques décennies.